Quelques exemples de définitions

acrotère

n.m.

Définition 1

Antiquité : chacun des socles situés au-dessus de la corniche d’un fronton, au faîte et aux extrémités des rampants ; ces socles étaient le support d'ornements en amortissement tels que statues ou vases, dits en acrotère.

FRacrotèreENGacroterion

Définition 2

Archit. classique : dans une balustrade, chacun des murets en maçonnerie pleine disposés de place en place.

Synonyme :, dosseret.

FRacrotèreENGbanister post

Définition 3

Archit. moderne : muret plein ou à claire-voie établi au faîte des façades, à la périphérie d'une toiture-terrasse ou d'une toiture à faible pente. On y engrave les relevés d'étanchéité de la terrasse.

Synonyme : attique.

FRacrotèreENGroof parapet, parapet wall

balèvre

n.f.

Définition 1

Saillie, ressaut ou désaffleurement, sur le parement des bétons, des pierres, ou du bois. Sur le béton, les balèvres correspondent, le plus souvent, à des coulures, ou à des décalages au droit des raccords des banches de coffrage.

Ces balèvres indésirables sont abattues avant le ragréage du béton, ou lors du ravalement de la pierre ; sur les pièces de bois, elles sont éliminées par rabotage.

FRbalèvreENGfin, overplus

Définition 2

Pierres, moellons ou briques qui sont disposés en saillie, dans un but décoratif, sur le nu d'une façade ; leur disposition peut être régulière, ou parsemée sans ordre apparent ; se dit aussi de claveaux formant saillie sur l'intrados d'un arc.

FRbalèvreENGlip

bavette

n.f.

Bande ou feuille étroite de métal rapportée sur un ouvrage ou une jonction d’ouvrages, pour les abriter des ruissellements de l’eau de pluie. Bande de métal que l’on dispose :

  • à la base d’une lucarne ou d'une fenêtre de toit, en recouvrement du rang de tuiles ou d’ardoises inférieur ;
  • en recouvrement d’un appui de baie ;
  • en recouvrement d'un arêtier de couverture en ardoises ;
  • au-dessus des bandeaux et des corniches, pour les protéger et rejeter l’eau vers l’extérieur ;
  • en bavettes composées, de part et d’autre d’un tasseau de faîtage, sous son couvre-joint.

FRbavetteENGapron flashing, strip flashing, cover strip

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brique creuse

Briques creuses.

Ce terme recouvre, de façon générale, tous les éléments parallélépipédiques de terre cuite dont l’ensemble des perforations a une section cumulée supérieure à 40 % de la section de l’élément. Au Canada, c'est la terra-cotta (n.f.).

FRbrique creuseENGhollow (masonry) unit NA: hollow tile, structural clay tile

On distingue :

La brique creuse courante, dite type C : élément de terre cuite parallélépipédique, traversé par des alvéoles horizontaux.

La brique creuse courante dite de moyen ou grand format (20 x 40 ou 25 x 40 cm), est fabriquée en épaisseur courante de 75, 8, 105, 11, 15, 20, 25 cm. Selon son épaisseur, elle est utilisée pour la construction des murs porteurs, des refends, des remplissages d'ossatures ou des cloisons (7,5 ou 8 cm).

FRbrique creuse couranteENGside construction block

Une variante, dite brique à rupture de joints (ou type RJ, épaisseurs 20, 22, 225, 25 ou 275 cm) comporte une rainure profonde sur chacun des lits de pose, de façon à être maçonnée suivant deux bandes parallèles, ménageant ainsi un vide d’air isolant au niveau de cette rainure.

FRbrique à rupture de jointsENGdouble-leaf brick

La brique isolante, maintenant désignée sous le terme générique de Monomur comporte 7 à 15 rangs d’alvéoles horizontaux ou verticaux, disposés en quinconce, pour un meilleur pouvoir isolant, et séparés par des cloisons minces.

Les dimensions sont de 20 x 40, 20 x 50, 22 x 50, 25 x 40, 20 x 57 et 30 x 57 cm, pour des épaisseurs usuelles de 20, 225, 275, 30 ou 325 cm. Leurs faibles tolérances de dimensions (± 2 mm) permettent une mise en oeuvre à joints minces.

Les modèles à perforations verticales sont plutôt dits blocs perforés ; souvent, leurs faces de joints sont crantées et adaptées à un jointoiement discontinu en deux bandes. Des éléments spéciaux sont fabriqués pour les chaînages, linteaux et abouts de dalles.

FRbrique isolanteENGterracotta cellular insulating blocks

Une brique rectifiée est une brique isolante de type Monomur dont les faces ont été rendues rigoureusement parallèles par meulage après cuisson ; elle permet le montage à joints minces.

La brique creuse pour cloisons minces, appelée brique plâtrière parce qu'elle est normalement hourdée au plâtre, est une brique de 35, 4, 5, 6, ou 7 cm d'épaisseur qui ne comporte qu'un ou deux rangs d'alvéoles.

Ses formats usuels sont aussi de 20 x 40 et de 25 x 40 cm. La brique plâtrière ne doit jamais être utilisée dans la construction de murs porteurs, mais seulement pour les cloisons séparatives et les cloisons de doublage intérieur.

FRbrique creuse pour cloisons mincesENGpartition block

La brique creuse pour plafonds suspendus, dite plafonnette, ou cancalon, est à un seul rang d’alvéoles.

Cet élément léger et mince (2 à 3 cm d’épaisseur) est caractérisé par un profil latéral spécial, qui permet la fixation suspendue des éléments par des crochets-suspentes inclinés, sous un plancher ou un solivage.

Ces briques sont destinées à recevoir un enduit de plâtre en sous-face.

FRbrique creuse pour plafonds suspendusENGceiling clay block

corniche

n.f.

Définition 1

À l’extérieur, forte moulure en saillie qui couronne et protège une façade, et sur laquelle sont souvent établis les chéneaux.

Dans l’architecture classique, la corniche, construite sur l’entablement, protège l’architrave et sa frise ou le soffite.

Dans l’architecture romane, la corniche, simple rang de tables de pierre, est portée par des corbeaux qui sont souvent ouvragés.

La corniche est architravée si elle se confond avec l’architrave ; chanfreinée, si elle est à simple pan coupé sans moulures ; rampante, si elle suit le faîte d’un fronton ; cintrée, si sa forme est courbe ; chantournée, si elle suit diverses courbes d’un fronton ; segmentaire, si elle est faite d’éléments interrompus ; à soffite si elle a une retombée.

FRcornicheENGcornice, ledge, bed moulding

Définition 2

À l’intérieur, la corniche désigne toute moulure poussée ou rapportée à la jonction des murs avec les plafonds.

La corniche volante est celle qui laisse un vide dans l'angle, par opposition à la corniche massive. c210

De moins en moins souvent réalisées en staff, les corniches sont aujourd’hui faites d’éléments préfabriqués légers à coller en place.

FRcornicheENGcornice, coving, crown molding

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Définition 3

En menuiserie, la corniche est la pièce de couronnement en saillie des meubles et des lambris.

Thème(s) associé(s) :

Désigne aussi la traverse moulurée qui couronne un chambranle de porte.

Thème(s) associé(s) :

embrèvement

(charp.)
n.m.

Assemblage oblique de deux pièces de bois ; entaille pratiquée dans la pièce mortaisée pour servir de butée et soulager le tenon.

FRembrèvementENGhoused joint, housing, notched joint

Thème(s) associé(s) :

L’embrèvement à fourchette consiste, au lieu de tailler un tenon et de creuser une mortaise, à ménager une languette centrale pour réaliser un assemblage à enfourchement, ou barbe.

L’embrèvement dépouillé est un tenon en biseau.

Voir aussi au mot Assemblage.

épurateur

n.m.

Dispositif d’élimination par traitement ou filtrage des impuretés contenues dans un corps quelconque : épurateur de gaz.

Dans le cycle d’épuration des eaux usées domestiques, l’épurateur désigne, de façon générale, l’élément qui reçoit les effluents (prétraités et liquéfiés) d’une fosse septique, pour les transformer par oxydation avant leur rejet vers un milieu extérieur canalisé ou naturel.

FRépurateur de gazENGpurificator, (air) cleaner
FRépurateur des eaux usées domestiquesENGsewage purificator

On peut distinguer cinq types d’épurateurs, sachant que les trois premiers sont devenus rares en France :

1- le filtre épurateur bactérien, dit épurateur vertical, ou lit bactérien : cuve dans laquelle l’effluent doit traverser lentement une accumulation d’environ un mètre d’épaisseur de granulats poreux (scories, mâchefer, pouzzolanes, coke) qui fixent les colonies microbiennes effectuant le travail digesteur d’épuration.

L’air frais doit pouvoir y accéder (apport d’oxygène), et les gaz dégagés doivent s’évacuer sans gêne pour l’environnement (ventilation hors combles).

Les effluents épurés qui sortent de l’appareil doivent pouvoir être contrôlés par prélèvement.

FRfiltre épurateur bactérienENGbacteria bed, trickling filter

2- l’épurateur à cheminement lent, variante du précédent, dans lequel l’effluent circule sur un plateau en pente douce, à chicanes, garni de granulats filtrants comme ci-dessus.

3- l’épurateur tellurien, dit plateau absorbant : c’est un large bassin de maçonnerie étanche garni de granulats et sables minéraux inertes, surmontés d’une couche de terre végétale. Dans cette terre sont plantés des végétaux à feuillage persistant, dont les racines contribuent à l’évaporation de l’effluent filtré par phytoépuration.

L’épurateur tellurien peut aussi être décomposé en un bassin de prétraitement qui s'effectue par filtration verticale, suivi d'un bassin de traitement dans lequel les eaux prétaitées circulent horizontalement, avant d'être rejetées dans le milieu naturel.

FRplateau absorbantENGabsorption field, drain field

4- l’épandage souterrain à faible profondeur : les effluents septiques (liquéfiés) sont disséminés dans le sol, qui doit être suffisamment perméable, par un réseau de drains perdus, pour y être filtrés et épurés par l’action nitrifiante des bactéries présentes dans la couche de terre végétale.

Ce système, qui résout à la fois l’épuration et l’évacuation, suppose un terrain suffisamment vaste, et des conditions de sous-sol non sensibles (en particulier, pas de nappe phréatique à moins de 1,50 mètre).

Voir aussi au mot Épandage.

FRtranchée filtranteENGseepage trench
FRépandage souterrainENGdisposal bed

5- le filtre à sable : technique aujourd’hui plus répandue que les précédentes, surtout quand le sol naturel est trop perméable. Il consiste à faire circuler les effluents, horizontalement ou verticalement, à travers plusieurs couches filtrantes de sable et de gravier rapportées sur le sol.

Contrairement à l’épandage en sol naturel, le filtre à sable drainé permet la récupération des effluents filtrés par le biais de drains situés à sa base ; les effluents ne sont donc pas évacués directement dans le sous-sol inapte à les recevoir, mais acheminés par ce drainage vers un exutoire naturel (en général un cours d’eau ou un puits filtrant).

Les filtres à sable horizontaux, ou lits filtrants, sont réalisés en disposant successivement, d'amont en aval, une couche de graviers, une couche de gravillon, une couche de sable, puis une autre couche de gravillons, jusqu'à une canalisation de collecte.

FRfiltre à sableENGsand filter

Voir aussi Tertre, Microstation d'épuration.

habillage

n.m.

Définition 1

De façon générale, construction ou mise en place d'éléments de remplissage et panneaux de façade non porteurs, entre les ossatures externes d’un bâtiment, ou en avant de ces ossatures.

FRhabillageENGfilling, cladding

Thème(s) associé(s) :

Définition 2

Ensemble des éléments légers de finition des parois intérieures des locaux, autres que les revêtements eux-mêmes : ce sont les plinthes, cimaises, corniches, couvre-joints, moulures, etc.

Mise en oeuvre de ces éléments.

FRhabillageENGtrim (interior walls ~)

Thème(s) associé(s) :

Définition 3

Lattis ou grillage d’armature d’un enduit, mis en place avant son exécution.

FRhabillageENGlay a reinforcing wirenet (to-)

Définition 4

Ensemble des panneaux servant à masquer les flancs des baignoires et appareils sanitaires, le coffrage des tuyaux ou des poutres, etc.

FRhabillageENGcasing, covering (beam ~)

noyau

(archit.-maçonn.)
n.m.

Définition 1

Un noyau de voûte est le pilier d’appui central d’une voûte annulaire.

FRnoyau de voûteENGnewel (vault ~)

Thème(s) associé(s) :

Définition 2

Le noyau désigne aussi la partie centrale d’un pilier flanqué de colonnes ; cette partie centrale peut être de section polygonale ou cruciforme.

FRnoyauENGpile newel

Définition 3

Partie centrale porteuse des marches d’un escalier sans jour ; le noyau est cylindrique, pour un escalier en colimaçon, mais ce peut aussi être la paroi centrale d’un escalier.

FRnoyau d’escalierENGnewel (stair ~)

Le noyau de fond est celui qui s’élève des soubassements du bâtiment jusqu’au dernier étage.

La marche portant noyau est celle d’un escalier à vis : chacune de ses marches est solidaire d’un élément cylindrique dont l’empilage compose le noyau de l’escalier.

FRnoyau (marche portant ~)ENGtailed stair tread

Le noyau à corde est un noyau cylindrique sur lequel court une moulure en spirale formant rampe centrale.

Définition 4

Bandeau saillant en maçonnerie (brique, pierre, béton) ménagé pour servir de support à des moulures que l’on traînera ensuite au calibre.

grille

(serrur.-ferronn.)
n.f.

Définition 1

Assemblage de barreaux de section ronde ou carrée pour constituer une clôture ou l’ouvrage de défense d’une ouverture.

Une grille de protection est généralement composée de travées de barres verticales maintenues par deux cours de traverses horizontales.

Les travées peuvent être délimitées par des pilastres maçonnés, ou par des montants plus forts scellés à leur base et souvent confortés par des arcs-boutants.

Les grilles placées sur mur-bahut ont parfois des montants à branches qui chevauchent le mur.

Définition 2

Désigne aussi divers équipements de fermeture et de protection de larges baies, telles que les devantures de locaux commerciaux ; ces grilles sont soit à enroulement horizontal, soit souvent de type extensible, sur rails fixes haut et bas, les barreaux étant assemblés par des croisillons déformables à glissières.

FRgrilleENGgrating, railing, bar screen
FRgrille à enroulementENGroller security grille

Voir aussi :

grille (génér.)

poutre métallique

Poutres métalliques.

On distingue deux grandes catégories :

a/ les poutres à âme pleine, qui désignent des profilés et poutrelles simples (IPE, HEA, HEB, HEM, IPN, UAP, tubes ronds ou carrés, etc.) ou multiples, par combinaison intime de ces composants simples (poutre-caisson).

FRpoutre à âme pleineENGplate girder, solid web girder

b/ les poutres composées, ou poutres à membrures, faites de membrures solidarisées par des liens, montants répartis sur toute la longueur ; la disposition de ces liens assure la rigidité de l’ensemble par triangulation multiple.

Les jonctions, ou noeuds, se font en général par l’intermédiaire de goussets.

FRpoutre composée ou à membruresENGframe girder, truss girder

La poutre composée la plus courante est la poutre à treillis, composée de deux membrures, haute et basse, solidarisées par des liens obliques.

FRpoutre à treillisENGtruss girder, Warren girder

Le choix entre les deux catégories dépend surtout de la hauteur de retombée admissible, du type d’appuis aux extrémités, et des contraintes architecturales.

Les principales variantes :

• la poutre-caisson, qui est composée de deux âmes pleines parallèles solidarisées par des semelles haute et basse.

FRpoutre-caissonENGbox girder, box beam

• la poutre-échelle : poutre à treillis à montants perpendiculaires aux membrures.

FRpoutre-échelleENGopen-frame girder

Sa variante dite Vierendeel comporte entre ses membrures des jours carrés (panneaux Vierendeel), qui facilitent le passage transversal d’autres poutres ; la triangulation oblique ou croisée des autres panneaux conforte la rigidité de la poutre.

FRpoutre VierendeelENGVierendeel truss

• la poutre à section variable est soit celle qui a des membrures renforcées (épaisseur doublée ou triplée) dans les zones centrales d’effort de flexion, soit celle dont l’âme est rétrécie aux extrémités par brisure de la semelle inférieure.

• la poutre triangulaire, ou triangulée, généralement en tubes creux soudés, est une poutre en treillis composée de trois membrures disposées en triangle, ce qui la rend indéformable en tous sens.

FRpoutre triangulaire ou trianguléeENGlattice girder

• la poutre Warren : variante de la poutre à treillis dans laquelle les montants de triangulation sont disposés en V entre les membrures.

FRpoutre WarrenENGWarren truss

Selon leur portée ou leur disposition, on distingue aussi :

• la poutre continue : longue poutre unique qui porte sur plusieurs travées ; ayant plusieurs points d’appuis dans sa longueur, elle est moins sensible aux déformations qu’une succession de poutres de même section, mais indépendantes d’une travée à l’autre.

FRpoutre continueENGcontinuous girder

• les poutres croisées : réseau de poutres établies en quadrillage, de sorte que les efforts subis par l’une d’elles se trouvent répartis vers les voisines.

FRpoutres croiséesENGgrid of beams, grid system

rivet

(serrur.)
n.m.

Élément d’assemblage de tôles ou de métaux méplats, composé d’une tige à tête préformée (tête de pose) ; à l’autre extrémité, on forme une tête (tête fermante ou rivure) en rivant la tige, c’est-à-dire en la refoulant et en l’écrasant, à froid ou à chaud.

Les rivets sont en acier doux, ou en alliages de cuivre ou d’aluminium.

L’illustration ci-dessous présente quelques-unes des nombreuses variantes.

V. aussi Rivelon.

FRrivetENGrivet

Thème(s) associé(s) :